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Les mutilations sexuelles

Les mutilations sexuelles sont des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes pour des raisons non médicales. Elles renvoient à des représentations culturelles, religieuses ou sociales au sein des familles et des communautés.

Ces mutilations sont considérées comme « nécessaires à l’éducation d’une jeune fille » en les « préparant au passage à l’âge adulte et au mariage », elles « réduiraient » la libido des femmes, les rendraient « fidèles » mais également « propres et belles ». [source : site du Planning familial]

Les mutilations sexuelles concernent aussi les opérations sur les mineur·es né·es intersexes que les protocoles médicaux continuent à recommander, quand bien même ces pratiques chirurgicales génitales sont réalisées sans leur consentement éclairé et sans nécessité de santé (voir la notice sur les personnes intersexes).

Selon l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), entre 100 et 140 millions d’enfants et de femmes dans le monde vivent avec les séquelles de mutilations sexuelles pratiquées le plus souvent avant l’âge de 15 ans. En France, bien que les mutilations soient interdites par le Code pénal, 125 000 mutilations auraient été pratiquées depuis le début des années 2010 (statistiques faites en 2019).

Selon l’OMS, il existe quatre sortes de mutilations sexuelles :

  • Clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris ;
  • Excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres ;
  • Infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’une fermeture,  réalisée en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris ;
  • Autre : toutes les autres interventions néfastes sur les organes génitaux féminins comme piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

Les victimes des mutilations sexuelles peuvent souffrir de complications somatiques, sexologiques et/ou psychologiques.

Il existe aujourd’hui plusieurs services hospitaliers qui proposent un accompagnement aux personnes ayant subi des mutilations génitales. Un accompagnement multiple avec une approche médicale, psychologique, sexologique permet une évaluation globale de la santé sexuelle menant parfois, suivant le désir de la personne concernée, à une intervention chirurgicale. [source : site Maison des femmes]

Ce texte a été rédigé par des étudiant·es du master Études sur le genre