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Conférence “Le broutage, une cybercriminalité décoloniale ?”

Vendredi 25 mars
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Les brouteurs sont de jeunes cybercriminels ivoiriens qui, depuis les cybercafés d’Abidjan, envoient chaque jour des milliers d’arnaques par mail à des internautes résidant en France. Une de leurs escroqueries – l’ « arnaque à la nigériane » – les mène à revêtir le « masque blanc » d’une expatriée française désireuse de léguer sa fortune à un·e compatriote, car elle se meurt d’un cancer en Afrique.

Sur les réseaux sociaux, où ils construisent en parallèle le « masque noir » socioprofessionnel du brouteur en se moulant dans les normes viriles de l’extorsion et du pouvoir d’emprise, certains moralisent leurs pratiques en mobilisant l’image d’un Robin des bois 2.0 décolonial, un jeune homme noir pauvre volant les anciens colons pour redistribuer les richesses localement.

C’est cet univers qu’a exploré Nahema Hanafi, maîtresse de conférences en histoire moderne et contemporaine à l’Université d’Angers, dans son récent livre L’Arnaque à la nigériane – Spams, rapports postcoloniaux et banditisme social, paru en 2020 aux éditions Anacharsis (collection Les ethnographiques).

La chercheuse du laboratoire Temos a présenté son travail le 25 mars,   lors d’un temps d’échange animé par David Niget, historien et chargé de mission Égalité à l’UA.

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#Intersectionnalité

Autour de “L’arnaque à la nigériane”

En savoir plus sur L’Arnaque à la nigériane :