Lundi 9 mars 2026, de 18 h à 20 h, dans l’amphi Lagon de la Faculté de droit, d’économie et de gestion (13, allée François-Mitterrand, à Angers).
Gratuit. Réservation conseillée via ce lien.
L’amour, bien qu’universellement évoqué, est profondément situé. Il se donne à voir, se négocie et s’invente différemment selon les contextes sociaux, les régimes normatifs, les histoires intimes, les mobilités et les rapports de genre.
Alors que le Mois du genre 2026 interroge l’amour comme terrain politique, émotionnel et social, une table ronde est organisée le 9 mars. Intitulée « S’aimer au quotidien au Maroc et au Sultanat d’Oman.
Regards croisés sur l’amour », elle propose une exploration comparative de la manière dont on aime au quotidien au Maroc et au Sultanat d’Oman, à partir de recherches sociologiques et anthropologiques menées dans ces deux pays. Cette discussion permettra d’ouvrir la réflexion à des terrains rarement mobilisés dans les débats français :
- la ville marocaine, ses espaces visibles et invisibles de l’intime,
- les circulations transnationales entre Europe et Maroc et leurs effets sur les relations affectives,
- la société omanaise et la place centrale de l’idéologie ibadite dans la conception de l’amour et dans un contexte où les populations migrantes sont majoritaires
Les interventions permettront également de questionner les mots de l’amour – hob, amitié, tendresse, don, tolérance – et les catégories locales pour dire l’intime, la sexualité ou la relation.
À travers trois perspectives situées, la table ronde entend comprendre comment l’amour parle du genre, du pouvoir, de la norme, de la jeunesse et des mobilités.
Avec :
- Leila Bouasria, professeure de sociologie à l’Université Hassan II de Casablanca, Laboratoire de recherche sur les différenciations socio-anthropologiques et les identités sociales (Ladsis)
- Marion Breteau, anthropologue associée au Centre français de recherche de la péninsule Arabique (Cefrepa), basé au Koweït
- Mériam Cheikh, maîtresse de conférences en anthropologie, membre du Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cesma)
La discussion sera animée par la géographe Chadia Arab, directrice de recherche au CNRS, au sein de l’unité Espaces et sociétés (ESO), Université d’Angers.

