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La playlist féministe

Bienvenue sur la page dédiée à la playlist féministe collaborative du Mois du Genre.

Envoyez-nous à l’adresse playlist.mdg@contact.univ-angers.fr les liens YouTube des chansons féministes que vous aimeriez ajouter à la playlist (3 maximum). Explicitez en deux trois phrases en quoi chaque chanson est féministe. Merci pour votre participation !

(Cliquez en haut à droite de la vidéo ci-dessous pour accéder à la playlist complète sur YouTube)

Pierre : AHOO, de plusieurs rappeuses francophones.
Le son provient du documentaire “Reines” de Canal+ qui montre que les rappeuses sont aussi très fortes, même si le rap reste un milieu très masculin. Et puis il y a plein de petites piques pour les rappeurs/hommes dans le son. (PS : Il faut écouter Meryl aussi, beaucoup trop forte)

Raphaëlle : Billie Eilish dans ce texte a su trouver les mots pour dénoncer le body shaming dont elle a été la cible. Elle reprend les reproches qu’on fait aux femmes sur leurs corps qui sont toujours trop ou pas assez, la manière dont une femme s’habille…

Manon : Dans cette chanson, elle dit que les femmes n’appartiennent pas aux hommes, qu’elles ne sont pas leur objet. Elle parle d’indépendance des femmes vis-à-vis des hommes et de liberté.

Hélène : Dans ce titre Eskelina chante avec beaucoup de poésie et de douceur l’amour d’une femme pour une femme.

Hélène : Eskelina une grande chanteuse qui signe ici une chanson sur les femmes qui sont libres de penser et de vivre comme bon leur semble.

Ysaline : Premièrement parce que Mika est incroyable (mais c’est hors-sujet) Ensuite parce que c’est une vieille chanson qui célèbre la beauté des corps ronds, avec des courbes, gros comme chacun préfère. Parce que non on a pas besoin de faire un 34 et 1,80 pour être belle et sexy. Parce que surtout personne ne ressemble à ça naturellement ou presque et qu’on en a marre de culpabiliser ou de faire régime après régime pour ressembler à un truc qui n’existe pas. Parce 1m49 et 98kg c’est aussi beau et attirant mais aussi tout ce qui va au delà et entre les deux. Parce que big girls are beautiful et c’est tout.

Ysaline : Kiss my oh oh de Anne-Marie et Little Mix parce que c’est toute une bande de meufs qui sont en pleine position de pouvoir par rapport à un mec (supposé), que c’est plus subtile mais ça change des meufs hyper enamourée ou alors complètement détruite par l’amour. C’est dire non à un mec qui veut revenir parce que le non d’une femme devrait suffire à ce que ce mec nous lâche mais apparemment non alors on le chante encore plus fort jusqu’à ce que ça suffise.

Ysaline : SLT de Suzane parce que c’est une femme hyper badass et lesbienne qui la chante, parce que ça parle de harcèlement de rue, au travail, etc.., parce que les paroles sont très révélatrices, simples et pourtant si vraies et enfin parce que ce refrain te donne envie de crier la frustration liée à l’injustice que tu subis et que ça fait sacrément du bien putain ! (désolé pour la vulgarité)

Raphaëlle : Juste la puissance de cette artiste et la puissance de ce texte qui donne envie de se battre et de crier de toutes nos forces.

Pierre : Ici Lost Road tourne sous l’ironie les comportements machistes et le concept de virilité tant défendus par certains. Bien que les paroles aient un fond humoristique et sarcastique, le thème abordé reste capital et concerne malheureusement encore trop d’hommes aujourd’hui.

Pierre : Cette musique parle principalement du consentement et de son importance fondamentale. IDLES défend l’idée que notre corps n’appartient qu’à nous, que son intégrité est inviolable.

Clotilde : Dénonciation des stratagèmes que les femmes peuvent établir pour échapper à la pression masculine, et de la pression mise sur les filles à être des femmes (“but girls will be women”), alors que les garçons resteront des garçons (“boys will be boys”*) : c’est comme ça que le monde fonctionne, pas de remise en question de leur part etc. Elle appelle à également à arrêter de perpétuer ces comportements pour ne pas que les futures générations ne les reproduisent, alors qu’ils sont montrés partout, même à la télé (“the kids ain’t alright, they do what they see because it’s all on TV”).
*définition du Cambridge Dictionary (expression anglaise) : “said to emphasize that people should not be surprised when boys or men act in a rough or noisy way because this is part of the male character.” (= “dit pour insister sur le fait qu’on ne devrait pas être surpris·e·s quand les garçons ou les hommes agissent brutalement ou bruyamment parce que cela fait partie de leur caractère d’homme”).

Clotilde : Mise en texte de toutes les inégalités, injustices etc. que les femmes peuvent subir. Rap écrit et dit par un homme, mais pour montrer qu’il existe des hommes qui se battent aux côtés des femmes et les soutiennent dans leur combat vers l’égalité (“dis-toi qu’il y a des hommes qui luttent pour le deuxième sexe”).

Clotilde : Imagine ce que ça ferait d’être un homme, compare les jugements différents émis sur les femmes et sur les hommes pour les mêmes actions. Dit qu’elle est en a marre de faire autant voire plus d’efforts que les hommes (“running as fast as I can”), et de pourtant être infériorisée, en se demandant si cela serait plus facile si elle était un homme (“wondering if I’d get there quicker if I was a man”).

Laure : Chanson de Nina” (par Charlie) qui parle des différences de traitement tout le long de la vie selon si on nait “garçon” ou “fille”.

Laure : Chanson qui date un peu maintenant (+ de 10ans) et qui parlent d’amour lesbien : chanson pleine de douceur et d’espoir.

Laure : Artiste à découvrir, belle énergie, féminisme simple et efficace > et ça fait du bien !

Sophie : C’est un chansigne, c’est féministe et accessible aux femmes sourdes. Il y a des propos qui sont intéressants de voir en signe. Une expressivité féministe en langue des signes. Et c’est artistique car le chansigne c’est bien un art en tant que tel, la langue des signes poétique.

Sophie : Ça parle du 8 mars, argumentaire qui explique pourquoi c’est indécent de souhaiter bonne fête aux femmes alors que c’est pas une fête Ça parle d’excision et autres thématiques de luttes féministes.

Sophie : Cette chanson me plaît beaucoup parce qu’elle aborde les questions liées au peu de crédit accordé aux femmes dans le rap, au racisme ordinaire, et au refus d’une vie précaire.

Eva : J’ai choisi cette chanson car elle parle d’une femme qui se venge après ses blessures amoureuses. On voit bien trop souvent les femmes comme des choses fragiles et douces, non-violentes, or tout cela n’est qu’une question d’éducation. Cette éducation nous apprend donc que nous ne sommes pas capables de nous révolter et nous cantonne à l’éternel rôle de victime, de jeune fille en détresse nécessitant d’un homme pour nous sauver. Pour ma part, rien ne me révolte plus.

Eva : Elle vient juste de sortir donc je pense que je ne serai pas la seule personne à vous envoyer cette chanson, mais je la trouve particulièrement importante parce qu’elle parle du point de vue d’une prostituée, situation dénigrée à la fois par des hommes et des femmes. Le cas de la prostitution fait débat au sein même des groupes féministes, pour ma part je pense qu’on ne peut pas blâmer quelqu’un qui exploite le système dans lequel on l’a enfermé, bien que toute la société cherche à nous faire croire le contraire. Les femmes libres font peur, il faut donc les marginaliser. Je trouve que cela se reflète complètement dans cette chanson.

Laurie : Voici une artiste qui est très engagée sur le féminisme et qui dénonce des faits de société actuels qui sont sexistes, insécurisant et tabous ; comme l’harcèlement de rue (Trottoir), le manque d’éducation sexuelle sur le corps féminin (Pas moi) ou le plaisir de l’homme qui passe avant celui de la femme (À deux).

Léna : Pas besoin d’opérations pour être belle.

Léna : Pour s’accepter sans artifice.

Alice : Le clip est vraiment beau mais au-delà de ça l’artiste montre que le pouvoir, c’est elle qui le détient. Une vraie chanson sur l’empouvoirement!

Alice : Je trouve cette chanson super puissante, et surtout une nouvelle version féministe de la chanson d’Otis Redding. Finalement son message est assez simple mais il est essentiel: elle exige le respect!

Louenn : Zoe Mazah est allemande, “Let the Fire Burn” est une chanson dans laquelle la chanteuse fait appelle à nous, les femmes, pour se dresser contre le racisme, les inégalités homme-femme et à oublier les mauvais moments du passé pour se diriger vers un avenir plein de bonnes surprises ! Une phrase suffit pour résumer sa chanson, tous les êtres humains devraient avoir les mêmes droits, peu importe qui nous sommes et d’où l’on vient.

Rozenn : J’ai choisi de vous envoyer la vidéo de leur prestation à l’Eurovision. La mise en scène est un petit plus que j’aime beaucoup pour la musique.
C’est clairement un discours de défense pour que les femmes s’affirment et s’assument dans une société qui les en empêche. Elles défend les mères : femmes discriminées alors qu’elles sont clairement celles qui permettent l’existence des êtres humains. La chanteuse dénonce cette obsession de recouvrir la poitrine, les tétons des femmes (dont ceux des mères qui allaitent). La chanteuse précise dans des interview que la chanson a été écrite avant qu’elle même soit mère. Elles s’adressent donc à toutes les femmes : mères, célibataires, lesbiennes, trans, etc.
Cette chanson est devenue en Espagne l’hymne du féministe. Lors du 8 mars, et les défilés pour La Journée des Droits des Femmes, elle était chantée par des milliers de personnes dans les rues.

Oriana : La chanteuse reprend cette insulte pour en faire quelque chose de beau, se battre pour ses droits et qu’il ne faut jamais lâcher. Dans sa vidéo il n’y a pas que des femmes blanches cisgenres. Il y a au moins une femme trans, des femmes racisées, d’autre qui porte un hijab…

Bérénice : Giedré chante des chansons humoristiques. Pisser debout reprend avec humour les contraintes sociales auxquelles les femmes sont souvent soumises dans notre société. Une artiste décalée qui ose dire crûment ce qui dérange !

Bérénice : Rimes Féminines nous permet de profiter de la voix de Juliette Noureddine prenant soin de chanter le nom de ces femmes écrivaines, chanteuses, actrices, danseuses etc. Une jolie manière de rendre hommage et de mettre en lumière ces femmes que nous avons parfois oubliées aujourd’hui !

Bérénice : Je pense que tout est dans le titre. Cette interprétation de l’hymne des femmes de la Compagnie Jolie Môme porte un message clair, encourageant les femmes à s’élever et s’unir.

Ludivine : Il s’agit d’une musique d’un groupe espagnol qui écrit des musiques engagées. Ici il s’agit de Brave girls, traduit en français par Filles courageuses, qui prône l’égalité entre les hommes et les femmes, ni plus ni moins. Cette chanson met également en avant le fait que la femme n’est pas qu’un objet de désir, qu’elle est capable d’accomplir les mêmes choses qu’un homme. Mais il reste encore beaucoup de choses à faire…

https://www.youtube.com/watch?v=na7llnFKoTc&list=PLzCNNBLCtST3KGTxHxhwPwyy7JgjxSR2L&index=51

Ludivine : Cette chanson, également en espagnole, est un peu plus ancienne que la première et pourtant elle me semble très actuelle. Cette chanson est un hymne à la liberté. Il est dit que la femme doit avancer, se focaliser sur l’avenir et ne plus regarder vers le passé (un passé peut-être douloureux).

Aline : Il s’agit d’une hymne adressée aux femmes. Il rappelle que les femmes ont de tout temps été malmenées, mais que le fait le plus tragique, c’est que nous nous y sommes habituées au point de nous juger et nous rabaisser entre nous au lieu de nous soutenir. On peut en effet faire beaucoup de reproches aux hommes, mais le premier être à rabaisser et critiquer les femmes sont les femmes. Or, comment vouloir changer la mentalité patriarcale de la société, si nous mêmes nous ne nous respectons pas les unes les autres ?

Léa : Debout les femmes ! Une chanson qui retrace un peu la condition des femmes dans la société et qui dit aux femmes de se lever et de se battre en fait finalement ! En plus cette chanson a été chantée par 39 femmes, qui reversent tous les fonds à la maison des femmes pour aider leurs actions !
La Maison des femmes est un lieu de prise en charge ouvert sur la rue, où les femmes victimes de violences peuvent se rendre librement et en toute sécurité. Unité du Centre hospitalier de Saint-Denis, nos soins sont pris en charge par la sécurité sociale, ou gratuits en l’absence de droits ouverts.
Retrouvez ici toutes les informations pratiques concernant l’accès et la prise de contact avec La Maison des femmes.

Ilona : J’ai choisi N’insiste pas de Camille Lellouche déjà parce qu’elle m’émeut beaucoup et également car elle est sortie le 8 mars 2021 en dénonçant les violences conjugales faites aux femmes et leurs difficultés à partir. Poignant !

Ilona : Magnifique écriture de Chilla ! Elle s’imagine à la place d’un homme et finit sa musique avec le souvenir d’hommes bons.

Rachel : Dans cette chanson, la chanteuse rappelle à quel point les hommes ont toujours l’ascendant sur les femmes dans nos sociétés. Pour ce faire, elle se met à la place d’un homme et explique tout ce qu’elle pourrait alors faire.

Ilona : Cette musique de Renaud met en avant les femmes, ici il compare le comportement masculin et féminin. Grâce à Miss Maggie Renaud a conquis un public plus féminin par la suite alors que la chanson a été créée après un incident lors d’un match en Angleterre qui a causé la mort de supporters par la violence d’autres supporters (il a donc ici exprimé son dégout des comportements masculins et n’avait pas pour but de plaire aux publics féminins, Renaud restant avant tous un artiste engagé).

Kilian : Reprise de la musique juste en dessous où Barbara Pravi fait comme Eddy mais pour les femmes comme dire qu’une ne doit pas forcément être gentille.

Eva : J’ai choisi cette chanson car elle dénonce de nombreuses injonctions qui pèsent sur les femmes, à la manière d’Eddy De Pretto dans la chanson originale.

Kilian : “Tu seras viril” de Eddy de Pretto. Il dénonce tous les trucs qui poussent les hommes à devoir être virils, forts, pas sensible et ce genre de choses.

Kilian : Elle dit que n’importe qu’elle femme peut être qui elle veut, de croire en ses rêves.

Angèle : Petite mention pour Highwaywoman de Kiki Rockwell (mais qui est pas du tout connue).
Sur un album obscur… c’est l’histoire d’une femme tellement puissante qu’elle se déplace avec six chevaux dans un mélange de folklore américain et viking. Et que la narratrice peut pas s’empêcher d’être déshabillée par son regard alors que son homme se trouve juste à côté. C’est gay, c’est cool.

Angèle : Je viens de découvrir récemment cette chanson même si je l’avais déjà entendue et elle me fait du bien de me dire qu’on a pas besoin d’être extraordinaire, d’être parfaite, d’être une femme inoubliable pour être heureuse. Pas un hymne mais un rafraîchissement.

Lusia : Dans son clip, la chanteuse se fait violer et tue son agresseur mais par la suite, elle le regrette. Le Parents Television Council a voulu censurer le clip, certes, le clip peut choquer mais justement, la violence du clip devrait nous faire rappeler la violence de l’environnement auquel n’importe quelle femme peut être confrontée. Malheureusement, dans un monde encore beaucoup trop patriarcal comme le nôtre, certaines femmes se rendent/doivent se rendre justice elles-mêmes (comme ce qu’on voit dans le clip). 

Nathan : J’ai pensé à la chanson ‘Miel‘ de November Ultra, assez subtilement. En effet, elle exprime une sorte de pression, qui rappelle la notion d’horloge sociale exercée sur certaines personnes, ici les femmes d’avoir un mari, des enfants, elle veut sous simplement vivre sa vie, peut-importe si c’est avec elle son compagnon, ou sans. Pour ma part, c’était la première fois que je vois ce thème abordé de cette manière, et ça m’a fait du bien d’écouter cette chanson.

Emma : Pour moi cette musique c’est l’histoire d’une “bambola”, d’une femme prise pour une “poupée” par un homme et qui se fait manipuler, mais qui reprend le dessus sur cette relation toxique. Betta Lemme est également une chanteuse engagée et féministe.

Jean : Je ne m’y connais pas beaucoup en chansons féministes… Mais j’aimerais vous en proposer une que j’aime beaucoup afin de diversifier les genres musicaux représentés, car le métal est habituellement oublié dans les playlists généralistes (il y a matière à parler d’intersectionnalité ici !).
Il s’agit de Little Shits, des Sisters of Suffocation. La chanson s’inspire du vécu des femmes qui composent exclusivement le groupe et qui ont souffert des préjugés machistes qui sont encore, malheureusement, encore répandus dans le monde du métal. Les paroles du refrain en témoignent particulièrement : “[you] said I wouldn’t make it / based on my gender / you sexist little shits” (vous avez toutes les paroles sur la vidéo).
J’admets que c’est un peu violent… Mais les attaques contre ces femmes le sont tout autant !

Rose : C’est une chanson engagée pour les femmes. Car elle rappelle à toutes les femmes qu’elles sont magnifiques, peu importe leur physique et leur façon de penser.

Nathalie : Inna Modja, qui signifie “mauvaise fille” en Peul est une artiste engagée dans la lutte féministe. Dans Tombouctou elle dénonce les conséquences désastreuses de la guerre au Nord du Mali et témoigne de la vulnérabilité des femmes en période de conflits.

Nathalie : Fatoumata Diawara, chanteuse malienne, engagée pour la lutte contre la mutilation des filles, des femmes à travers l’excision. Boloko, “Aw Kan’a tigè farikdo min bè n’ké muso ye u y’a bo n’na” (Bambara) : “Don’t cut the flower that makes me a women”.

Nathalie : Les voix s’élèvent autour de Camille pour célébrer la journée de la femme.

Chloé : La danse des bombes c’est un texte de Louise Michel écrit pendant la Commune de Paris.

Chloé : C’est une chanson contre les féminicides.

Chloé : Chant traditionnel de mondines (ouvrières agricoles italiennes), révolutionnaire et féministe.

Margaux : Princess Nokia s’affranchit des codes genrés des apparences et nous enjoint à faire de même avec ce titre !

Margaux : La reine Lesley et son titre, presque un hymne ! Gloire à Lesley !

Margaux : Pas fondamentalement féministe dans son contenu, c’est surtout l’acte qui compte ici ! Ces 8 rappeuses Marseillaises n’ont pas été invitées sur le colossal projet de Jul visant à réunir les rappeur de sa ville : elles ont donc pris l’initiative de se réunir et de créer leur propre collectif, sur la base de ce qu’avaient produits les mecs ! Sororité, empouvoirement & rap !

Angélique : Petite référence, un peu vintage, au Code Civil de 1804.

Angélique : Cette chanson est un hymne à « l’empowerment » de la femme et contre la violence de genre.

Angélique : Entendue dans un programme tv sur le 8M (8 mars en Espagne). L’artiste évoque ce à quoi les féministes doivent faire face quotidiennement dans cette lutte pour l’égalité des droits.

Angélique : Une version féministe du tube « Blurred lines » de Robin Thicke, T.I, Pharrell Williams. 

Isabelle : Parce que Tracy Chapman est une femme noire, lesbienne, féministe et engagée dans ses textes, et surtout parce que c’est la meilleure!

Isabelle : J’ai choisi cette chanson en hommage à Anne Sylvestre disparue l’an dernier. Elle est particulière pour moi car je l’ai chantée au sein d’une chorale féministe.

Alban : Parce que c’est un bel hymne à l’empowerment quand on est différent·e.

Alban : C’est du punk allemand, en gros c’est une chanson qui se moque d’un mec qui se considère féministe car il fait des cunni alors qu’il ne respecte pas les femmes à côté de ça.

Alban : Parce que malgré l’ouverture de la PMA à toutes les femmes cisgenres, les personnes trans et les mecs gays sont encore laissé·e·s de côté donc le fait de se battre pour son droit à avoir des enfants “comme tout le monde” même si c’est pas forcément un projet personnel est toujours d’actualité.

Alban : Une chanson sur le fait de vivre avec la dépression et l’incompréhension des proches que ça peut entrainer.

Adèle : Pour moi, cette chanson regroupe tous les clichés féminins possibles tout en les dénonçant.

Emma : Elle date de 2019 et elle est passée 1000 fois à la radio, mais je pense que c’est la chanson qui représente plus le combat féministe à mes yeux. Le petit clin d’œil de Nikita Bellucci actrice et réalisatrice pornographique dans le clip m’a beaucoup marqué, quand on sait son engagement actuel.

Elvire : Pourquoi ces titres ? Parce qu’à la première écoute j’ai dû pleurer, j’suis émotive 😁et je trouve que ces titres parlent bien des femmes et dénoncent les violences qui leur sont faites…

Manon : Dans cette chanson, elle parle de consentement, elle dénonce le fait que le travail des femmes ne soit pas toujours reconnu et apprécié à sa juste valeur, les comportements des hommes dans la rue…

Elena (une des musiciennes de ce titre) : Sur l’injonction à la virginité dans certains milieux conservateurs catholiques…

Elena (une des musiciennes de ce titre) : Totem, une chanson exorciste pour les minorités afin de crier tout ce qu’on a sur le cœur en chœur.

Ces chansons sont féministes parce qu’elles s’inscrivent déjà dans un projet qui l’est : créer un album avec une majorité de personnes invisibilisées alors que l’industrie musicale est encore bien discriminante.

Et puis les thèmes qui traversent l’album et ces deux chansons en particulier, racontent, mettent en musique le contrôle des corps par les dominant·es, et l’urgence d’exorciser ces injonctions ! J’en ai une autre notamment autour du self care, qui s’appelle “Darling”.

Pour en savoir plus sur l’album

Hélène : Alice Phoebe Lou est une artiste sud-africaine. Le titre She n’est pas explicitement revendiqué comme ayant une portée féministe mais je l’ai choisi car il évoque un processus de libération personnelle et de recherche de souveraineté personnelle. C’est aussi la bande originale du film documentaire Hedy Lamarr From Extase to Wifi (Bombshell: The Hedy Lamarr Story), sorti en 2017 et réalisé par Alexandra Dean, qui met en scène la double vie de l’actrice hollywoodienne Hedy Lamarr, célébrée alors étant l’une des plus belles femmes du monde … Et qui est aussi une inventrice pionnière tombée dans l’oubli alors qu’elle est à l’origine du système de communication ayant permis l’invention Wifi ! De son vivant, elle n’a jamais pu obtenir la reconnaissance de son invention.

Hélène : L’artiste française Julia Delanöe a lancé en 2020 un label (Warriorecords) militant à l’image de ses productions : féministe, queer et antiraciste. Ce titre n’évoque peut-être pas directement le féminisme mais la question plus large du consentement, de l’affirmation personnelle, de la colère (féministe ?).

Hélène : Il s’agit d’une artiste franco-chilienne féministe, anticapitaliste et antifasciste. Cette chanson à été composée en 2014, au début des premières marches féministes de “troisième vague” latino-américaine (mouvement NiUnaMenos dénonçant l’augmentation des cas médiatisés de féminicides en Amérique latine). Elle se veut être une hymne féministe. L’artiste s’est inspirée des oeuvres de la poétesse chilienne Gabriela Mistral.